Philippe ABRIL
Artiste peintre - graphiste
Figuration libre, un brin naïve, peintre coloriste singulier en chemin pour ré enchanter le Monde avec des couleurs
12 route de Mareuil36100 SEGRY
Tél. 06 50 90 22 62
Site internet : www.philippe-abril.com
Né à Alès en 1962, Philippe Abril est passionné très jeune par l’univers de la photographie et des arts visuels ce qui le pousse en 1981 à passer un diplôme en imprimerie et Arts graphiques à Grenoble. Pendant 25 ans, il travaille au « Dauphiné Libéré » comme photocompositeur. Parallèlement, il suit des cours de photographie et d’aquarelle et anime des ateliers-photos. Pour lui la photographie est le moyen le plus immédiat pour créer des images, mais ce noble médium ne lui suffit pas en tant que tel et il colorise ces tirages baryté avec des encres translucides et commence à ajouter des touches de peinture acrylique dans ses recherches. C’est vers la fin des années 90 qu’il découvre les fabuleuses possibilités de l’outil numérique grâce à un PC, un scanner et un célèbre logiciel de retouche d’image.
La peinture, celle des musées, il la connait depuis tout petit via les belles collections de revues et livres d’art de son père. Voilà l’aventure est commencée, il va désormais mixer des photographies anciennes (les photos de famille) avec les tableaux de Maîtres. Résultat surprenant, touchant onirique et fascinant de voir naître un dialogue entre « l’anonyme et le chef d’œuvre ». Mais ce n’est pas encore assez car le désir profond et là, puissant et pressant, La Toile, ce monstre de tissu blanc tendu sur un châssis... Mais comment débuter après avoir vu tant de chefs d’œuvre de Velasquez à Basquiat, de Rembrandt à Picasso, De Kooning et tous les autres...
Comme souvent dans la vie, c’est une rencontre humaine qui fait changer de cap qui éclaire la route et offre des possibles là où tout semblait bouché, clos, interdit. Après un stage de découverte et de lâcher prise avec Muriel Cayet, artiste peintre installée à Mareuil, le dernier verrou saute et le voilà sourire aux lèvres, en espadrille au pied de cet Himalaya qu’est la Peinture. Il décide alors en 2006 de partir s’installer dans le Berry pour y débuter une nouvelle vie de peintre et graphiste
Ce presque autodidacte, nous donne à voir une peinture exacerbée, à laquelle il donne naissance dans l’urgence de l’instant. Philippe Abril cherche à créer des images en laissant sortir ce qui se passe, ce qui se trame à l’intérieur. Le moment de la création est tout à la fois, une rencontre, un voyage avec son lot de surprises, une lutte parfois comme une corrida avec la toile... ce qui lui importe étant le résultat, l’effet produit par ces cristallisations de matières, de sensations, la prise en compte de l’aléatoire, de l’accident pour prendre connaissance de l’œuvre au moment où la forme apparait. Ses images sont une sorte d’écriture automatique qui puise sa source dans les recoins mystérieux de l’inconscient. Sa quête perpétuelle de structure, de construction et d’articulation nous amène à voir dans ses peintures des jaillissements, un mouvement vif, plein énergie sans être nerveux, en évoquant des atmosphères, des ambiances ou s’entremêlent, architectures éclatées, collages ou encore scarifications. Il a la volonté de maîtriser la lumière, les couleurs, en jouant des transparences, des coulures, des griffures...
La peinture acrylique avec son séchage rapide n’a certes pas toute la profondeur et le moelleux de l’huile mais elle est un medium idéal pour travailler la spontanéité, la quête du geste juste et surtout du mélanges des genres, collage, pastels, feutre et mine de plomb.
Dans ses toiles, Philippe Abril utilise la communication non-verbale, utilisant signes et symboles entre réalisme et non figuration. Pour lui, l’art ne se comprend pas et une œuvre réussie gardera toujours une part de mystère ineffable.
L’art n’est il pas un médiateur, un pont entre cet homme enfermé dans sa culture, civilisation, classe sociale, religion et autres tabous et cet autre , « habitant » de nous-même, cet Homme universel, lumineux, solaire et en chemin, qui traverse nos rêves, porteur de l’énergie créatrice, cette flamme qui éclaire nos vies.
















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